L'info juridique et technique d'une affaire exceptionnelle par le Prof. H. CAUSSE

La révélation de L'Express suppose des investigations, et notamment des vérifications, supplémentaires. Mais si elle est confirmée, cette lettre posera un problème, surtout si elle est confirmée par d'autres pièces ou témoignages.

Du côté de l'ancien gouvernement et du précédent président de la République, car elle laisse entendre que l'es représentants de l'Etat n'ont pas conclu un arbitrage mais un arbitrage avec sa solution. Cette lettre a été saisie chez l'avocat de Bernard TAPIE : je vous laisse lire l'hebdomadaire.

Du côté de Bernard TAPIE, si cette lettre est confirmée, dans sa teneur et sa date, par d'autres pièces aussi (il nous semble que ce sera utile, voire indispensable), elle pourrait aboutir à l'annulation de l'arbitrage, ce qui appellerait des restitutions !

Cette affaire est véritablement extraordinaire.

Lisez l'Express en cliquant sur le lien ci-dessous.

Un acteur de l'affaire connaissait le résultat de l'arbitrage avant le rendu de la sentence ?



Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Lundi 18 Mars 2013 à 08:41

La Presse

Cet entretien approfondi mérite le détour. Il est assez différent de certains propos de Bernard TAPIE qui parfois se laisse emporter et qui n'est plus du tout convaincant quand il parle de son affaire.

Ses avocats et conseils en communication ont dû le comprendre pour lui recommander cet entretien, à moins qu'il s'en soit aperçu tout seul.

En tout cas, le propos est assez précis et bien structuré, davantage marqué par la technique de l'écrit que par celle de l'oral.

Lisez l'excellent Express en cliquant ici
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Lundi 11 Mars 2013 à 10:00
L'arbitrage était inattaquable, avons-nous jugé ici, dès lors qu'il n'y avait pas de fraude... La fraude était indécelable et inimaginable sauf à mener une guerre politique aux uns et aux autres : quel dirigeant politique pourrait délibérément laisser glisser des millions d'euros, des biens publics ? La classe politique française a des défauts mais celui-là. La saisine de la Cour de justice de la République ouvrait un nouveau temps et un nouvel espace d'investigations dont la cible devait être Christine LAGARDE, ministre de l'économie qui a pu/dû jouer un rôle d'instructeur dans la décision.

Il me semblait encore peu probable que l'affaire devienne réellement une affaire d'Etat pour recéler une fraude à la tête de l'Etat.

Ma position n'a jusqu'alors pas changé, cliquez sur ce lien

La raison de cette position est simple. La fraude ne peut pas s'entendre, à mon sens, de la seule existence d'un accord en dehors des procédures politiques et juridiques. Il ne peut que s'entendre - à nouveau à mon sens - d'un accord sur le fond de l'indemnisation à accorder (un certain nombre de millions). S'il y a eu un tel accord entre l'Etat (président, premier ministre, ministres...) et B. TAPIE, il est presque certain qu'il y aura fraude, et vice-versa. Peu importe, dans le premier cas et par ailleurs, que B. TAPIE ait eu (indiscutablement) droit à une indemnisation...

Faudra-t-il encore que cet accord soit prouvé et spécialement les chiffres ; si l'indemnisation était chiffrée avant l'arbitrage, il y a une fraude car l'arbitrage est l'habillage d'un accord : il s'agit d'une fraude civile de nature à annuler le pacte par lequel les parties étaient convenues de l'arbitrage. Je délaisse l'aspect pénal, bien que la Cour de Justice soit saisie sous cet aspect pour le rôle de Christine LAGARDE et d'autres (je n'ai pas la procédure entre les mains !).

Depuis la saisine de la CJR, des événements exceptionnels se sont déroulés. Des perquisitions ont frappé les avocats qui défendaient les parties (Etat et B. TAPIE), les membres du tribunal arbitral et finalement l'un des plus proches collaborateurs de Nicolas SARKOZY ont été perquisitionnés. Ces mesures d'instruction ne sont que des recherches, mais elle font s'interroger car l'on se dit que ces perquisitions tiennent à des soupçons lesquels doivent tenir à des éléments concordants et... troublants.

On peut ainsi s'interroger, mais sans plus, ce serait sinon de la spéculation gratuite : il faut attendre.

Si l'observateur doit attendre, il note toutefois une accélération des mesures d'instructions qui est remarquable.

On précisera in fine que "toucher" la tête de l'Etat n'est pas nécessairement "toucher" B. TAPIE : il peut y avoir eu des dysfonctionnement de l'appareil d'Etat qui ne permettent pas d'en faire grief à Bernard TAPIE, même s'il en (au final) a profité. Il nous semble que seule la preuve d'un accord préalable chiffré puisse mettre ce dernier en danger (d'une action en remboursement de tout ou partie de la somme). Voilà qui va animer les médias... !

Perquisition chez C. GUEANT relatée par Le Monde, cliquez ici



Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 1 Mars 2013 à 09:12
LeNouvelEconomiste

Le journaliste F. BOUAZIZ fait un tour assez complet de l'affaire, il reprend certaines de mes analyses ou impressions.
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Mardi 9 Décembre 2008 à 23:28

La Presse

Des recours ?

Jeudi 4 Décembre 2008 - 09:21
Une brève vérification me permet de trouver (sans plus d'approfondissements) un point que j'ai peut-être raté.

LibéAnnonceDesRecours

L'article ne permet pas de discuter juridiquement et sérieusement : on ne sait pas qui attaque : un homme politique à titre personnel ? un parti politique ? une groupe à l'Assemblée nationale... c'est a priori radicalement impossible puisque un tel groupe n'a pas la personnalité juridique, selon la loi (établie par les députés) seules les personnes peuvent agir en justice.
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 4 Décembre 2008 à 09:21

La Presse

Bernard TAPIE reviendrait dans les affaires

Vendredi 21 Novembre 2008 - 13:07
lefigaro.fr/tapie-annonce-son-retour-dans-les-affaires

Pas de commentaires puisqu'il n'y a aucun lien direct avec l'affaire juridique à expliquer.
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 21 Novembre 2008 à 13:07
Au public on peut la faire ; lui en raconter à longueur de journée ; lui dire ô combien son malheur est dû à ces gens connus et riches (milieu auquel je n'appartiens pas) ; se répandre dans la presse.

Au professeur d'université, qui n'a pas à demander aux autres de lui expliquer ce que veut dire tel document ou tel document, c'est un peu plus difficile. Je vais donc lire avec attention ce document présenté comme une "enquête".

Un ouvrage se juge dès la couverture. Le journaliste n'a pas poussé sa déontologie jusqu'à ne pas utiliser l'image de Bernard TAPIE. On a droit à une belle photo de Bernard TAPIE. Sans doute cela a-t-il une utilité ?

En tout cas, la photo est en dissonnance avec les deux thèmes que le journaliste veut traiter, si j'en croits sa déclaration à France Infos : la démocratie française et le capitalisme. Fallait-il pour cela une photo de B. TAPIE ? J'admire déjà la performance. Apprécier à partir d'une affaire judiciaire le capitalisme... je suis curieux de savoir quelle est cette nouvelle méthode scientifique !

Le titre est catastrophique. Il ne veut strictement rien dire, même si l'on met un "s" au nom TAPIE. Il ne veut encore rien dire si on prend le nom patronymique pour ce qu'il est, le nom d'une personne physique. C'est parce qu'il y eu 300 trucs comme cela que le tribunal arbitral a octroyé cette indemnité hallucinante de 45 Millions d'euros !

J'ai par ailleur été surpris d'apprendre que le but de cet ouvrage était de faire connaître le site internet MEDIAPART, dans lequel L. MAUDUIT est (je crois) associé, en tout cas journaliste.

Il publie et enquête non pas pour nous apprendre la VERITE,
mais pour donner des leçons sur le capitalisme, sur la démocratie et faire de la publicité à un site internet ???

Bon, on va voir à la lecture.

Sans être le mieux placé pour juger de l'intérêt réel du document (je n'ai pas en mains tout le dossier, mais qui l'a, à part les avocats ?), je ne suis pas non plus le plus mal placé.

A suivre...
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 20 Novembre 2008 à 17:15
L'émission est l'oeuvre de la très sérieuse chaîne parlementaire (présentation F. HAZIZA) ; consacrée à M. MAZEAUD en tant que président de la Fondation Charles de Gaulle, l'affaire Tapie n'a fait l'objet que d'une trois ou quatre remarques finales.

http://www.lcpan.fr/emission/62226/video

L'ancien président du Conseil constitutionnel a d'abord dit qu'il ne pouvait pas parler car l'affaire n'était pas finie d'être jugée, mais finalement il en parla.

M. MAZEAUD a cloué au pilori F. BAYROU en disant carrément qu'il n'y connaissait rien, propos sans doute possible par la curieuse "performance" de F. BAYROU en commission des finances lors des auditions, et notamment celle de B. TAPIE. Rappelons que la plupart des députés, de droite comme de gauche, avaient franchement l'air de découvrir le dossier... qui était dans la presse et sur ce site... L'incapacité à se forger une opinion précise et sérieuse semble avoir bloqué la perspective de faire carrément un commission d'enquête parlementaire sur le sujet, ce qui me semble être la preuve que les attaques sont pour la plupart soit infondées, soit mal dirigées (pour la énième fois je précise que je ne suis pas enquêteur et que je constater que les imputations ou "accusations" de certains sont légères, en fait et en droit).

Il a ensuite reconnu implicitement que le chiffre de la limite de 50 millions d'euros de dommages et intérêts, stipulé dans la convention d'arbitrage, avait pu avoir une influence sur la décision d'allouer 45 millions à B. TAPIE, soulignant que les parties, conseillés par des avocats (experts) avaient accepté cette clause. Il n'a pas été plus précis, ce qui l'aurait amené à violer le secret du délibéré du tribunal arbitral. L'argument n'est pas juridique : la fixation d'un plafond ne veut aucunement dire qu'il faille l'atteindre ou presque... Si ce propos n'était pas, à terme, complété et précisé, il pourrait donc servir au détracteurs de la sentence (dans les médias, pas dans un prétoire).

Sur la rémunération de 300 000 euros, un journaliste lui indiquant que J. PEYRELEVADE avait jugé les honoraires excessifs, il a demandé au journaliste de demander à l'intéressé combien l'ancien président du Crédit Lyonnais avait perçu d'indemnités quand il avait quitté ses fonctions.
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Mardi 4 Novembre 2008 à 08:54
Il n'y a avait rien à apprendre pour ceux qui lisent ce blog. La journaliste a eu un mot pour le moins déplacé en fin d'entretien " on s'est fait rouler dans la farine... comme les députés" ; le propos est plus que curieux, notamment parce qu'il lui appartenait de poser les questions qu'elle jugeait propre à éclairer le public et à éviter de se faire rouler dans la farine. Convenir d'une certaine incompétence en l'imputant, dans un propos fort mais qui le dit de façon implicite, à son invité, je trouve cela très curieux. Le journaliste de Marianne n'a pas hésité à se contredire : c'est N. SARKOZY qui a fait un cadeau à B. TAPIE mais le tribunal arbitral est inattaquable... Cette suffisance intellectuelle (au demeurant développée avec tact et sourire, ce qui est beaucoup) est insupportable : la pseudo-notoriété ne dispense pas d'être cohérent ! Il ne peut y avoir une "affaire TAPIE" que si les arbitres sont "corrompus" ; on ne peut pas accuser B. TAPIE d'avoir manoeuvré avec N. SARKOZY et ne rien prouver. Accuser et condamner sans preuve... c'est "normal" à la télé ??? Sans doute un progrès de la justice...
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 17 Octobre 2008 à 08:52
Christophe BARBIER, de L'Express, nous offre une vidéo proclamant qu'il y a 3 affaires TAPIE, une économique, une juridique et une politique. La rime du plan en trois parties est obtenue par un forçage, "l'affaire économique" désigne en réalité une situation d'affaires, du monde des affaires. Je crois que cette version constitue en réalité et en partie une capitulation du journaliste qui avait, dans un premier temps, eu la vision que B. TAPIE, arnaqué, devait être indemnisé. En découpant l'affaire en trois, il se coule dans l'agitation qui tourne un peu à la chasse à B. TAPIE.

ChristopheBarbierEnVidéo

On peut certes dire que cette affaire peut être approchée sur des plans différents (éco, droit et po), sous des angles différents. Mais cela n'est qu'une technique d'analyse. La méthode d'analyse ( en 3 plans) ne doit pas absorber la conclusion. Car justement, ici, la conclusion peut être qu'il n'y a qu'une affaire économique !

L'affaire juridique n'existe pas que parce
que, dans le monde des affaires, on conclut des contrats et qu'en cas de litige on se retrouve au tribunal de commerce ou en arbitrage. Le droit n'est pas une abstraction, toute règle a vocation à s'appliquer et à produire des effets. La cession des actions TAPIE est une opération juridique par nécessité : elle est d'abord une opération d'affaires, économique. Le Droit ne se détache pas de son objet. La brouhaha sur l'arbitrage n'est lui-même pas une affaire juridique : tout le monde parle de recours dans tous les sens, mais rien ne se passe parce que, a priori (je garde une réserve), tout est plutôt carré en droit(même s'il y a des questions et des réserves que j'accepte de faire).

Parce que tout est carré en droit et qu'il n'est pas prouvé que le Lyonnais ait favorisé un ministre (ou homme ploitique), la soi-disante affaire politique n'a aucune substance pour les années 90 ; il n'y a pas de preuve de ce que le gouvernement de gauche de l'époque, puis celui de droite, aient favorisé TAPIE à travers le Lyonnais (excusez du peu, c'est même l'inverse qui a été jugé à trois reprises !). Il n'y a pas plus d'affaire politique dans les années 2007-2008 à raison de cet arbitrage. Ou est l'affaire ? On suspecte SARKOZY d'avoir décidé et de l'arbitrage et des montants à octroyer ; moi, je n'en sais rien (je fais donc une réserve et je l'ai toujours faite : démontrez, journalistes, un complot général et l'analyse en droit pourra changer ; démontrez le TAPIEGATE ! on verra après en droit). Mais parce que je n'ai aucune preuve, et que les journalistes n'en ont a priori pas non plus, je vois le déballage politique actuel non comme une affaire politique, non comme une affaire d'Etat, mais comme une bulle médiatique.

Il n'y a donc qu'une affaire de droit des affaires, d'un banquier d'affaires qui ayant beaucoup prêté a considéré qu'il pouvait faire à peu pès ce qu'il voulait des actions d'Adidas de son client
, et notamment engranger une partie de la plus-value. Et même s'il y avait 3 affaires TAPIE, très cher et excellent Christophe BARBIER, l'essentiel serait toujours là : une question de banque et d'affaires.


L'analyse en trois plans mène à une chose unitaire qui blessera tant de citoyens modestes à qui on a monté la tête... j'en ai que trop conscience. La morale de l'histoire ce n'est pas qu'il n'y a pas de justice, mais qu'il y en a une : même pour protéger les ex-milliardaires que tout le monde jalouse, même pour protéger les tapageurs qui dérangent, même pour ceux qui dénotent en politique, même pour ceux que d'aucuns considèrent vulgaires, même pour protéger ceux qui ont fauté et sont passés par la case prison, même pour protéger ceux qui se retrouvent failli et devrait a priori ne jamais s'en relever.

Paradoxe, la morale de l'histoire est : oui il y a une Justice ! Tiens c'est une affirmation juridique ? Voire politique ? Christophe BARBIER aurait-il raison ?
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 28 Septembre 2008 à 11:17
Je l'avais dit ci-dessous, l'idée de saisir la Cour des comptes n'est pas mauvaise. Elle pourrait ne rien donner de précis, mais les Français pourront lire un nouveau rapport et ainsi être informés de façon un peu sérieuse. Son président, M. SEGUIN (ci-contre), a écrit à Marine Le Pen que la Cour allait étudier le dossier. Quelle institution de la République en sera dispensé ? La presse a donc donné l'info dans des termes parfois très regrettables :
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Dimanche 14 Septembre 2008 à 10:31
Justice a été faite et la sentence vaut désormais version officielle : les faits sont établis. Le Droit, une règle, se greffe toujours sur des faits, les mauvais praticiens ou théoriciens l'oublient. Je constate que les faits furent établis il y a longtemps. Un journaliste indépendant, A. BERCOFF, doit s'en réjouir car il avait fait son travail d’investigation, courant 1997, « investigation » qui est, selon lui, le seul véritable travail du journaliste, ce qu’il disait il y a peu en stigmatisant les journalistes de chaise et de plume :
andre-bercoff-repond-a-jm-apathie

J’ai retrouvé hier cet ouvrage sur mes étagères (6 semaines trop tard), il comporte certains documents contractuels. Ce bref ouvrage me semble relater à grands traits la thèse de Bernard TAPIE et qui est aujourd'hui la thèse de la justice. L’expertise judiciaire (citée ces derniers jours à l'Assemblée) d’un collège d’experts, montre bien que le "Groupe TAPIE" allait financièrement bien puisque (… raccourci…) ADIDAS valait de l’or :

« l’étude des seuls documents qui nous ont été communiqués démontre que tous les participants à l’opération d’ADIDAS, notamment le Crédit Lyonnais, y ont trouvé un intérêt pécuniaire important, hormis M. B. TAPIE qui en était l’inventeur » (comprenez, par ce mot « inventeur », celui qui est allé chercher ADIDAS en Allemagne et l'a redressé) (ainsi s’expriment 5 experts agréés par la Cour de cassation et désignés par le tribunal de commerce dans un rapport judiciaire).

Eva JOLY nommera dans le cadre d'une instruction (dont j'ignore l'objet), elle, un seul expert (…) dont A. BERCOFF rapporte que le travail ne fut pas sérieux en raison d’une grossière confusion, qu’on relevait au sein même du Crédit Lyonnais, et dont on devait se réjouir (p. 151). Les faits jugés exacts et coupables pour les banques, d’abord en première instance, puis en appel, pas en cassation car cette cour ne juge que le droit, enfin par les arbitres, ont au moins eu un enquêteur qui les a fixés sur le papier depuis 10 ans.

Dont acte Monsieur BERCOFF !

La chute de TAPIE est en outre attribuée par l’auteur à une partie du personnel politique qui n’a jamais accepté que ce « roturier » de la politique (p.112) fasse un carton aux européennes, bon... passons, ce n'est pas du droit, ni du fait lié à l'affaire. Roule-t-on à grande vitesse vers une réhabilitation médiatique comme jamais vu !?

Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Samedi 13 Septembre 2008 à 23:19

La Presse

B. TAPIE sur RTL

Mercredi 10 Septembre 2008 - 15:06
Ecoutez : RTLviaLeFigaro

Pour s'en tenir au juridique, il note que ce qui était en cause était l'interdiction pour le Lyonnais et la SDBO (confusion volontaire) de se porter contrepartie et d'une faute dans l'exécurion du mandat. Il a bien su soulugner que sur ces fautes civiles il avait toujours gagné, en première instance, en appel puis en cassation (puisque la cassation ne portait pas sur ces points), puis devant les arbitres.
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Mercredi 10 Septembre 2008 à 15:06
L'enquête de L. MAUDUIT me paraît être, de l'extérieur (non-abonné) à charge mais peu importe. Il semble que MEDIAPART a mis en ligne le compromis d'arbitrage et le mémorandum de Ch.-A. de COURSON (en vous abonnant vous y aurez peut-être accès). Je ne peux en parler car je ne les ai pas. Le compromis a cependant un peu été cité partout et je ne pense pas qu'il ait grand intérêt. Reste à voir si le député a, quant à lui, quelque chose d'intéressant et de précis à dire ; si c'est le cas, il l'aura écrit dans ce mémorandum.
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 4 Septembre 2008 à 16:37
La Commission des finances à l'Assemblée nationale a-t-elle fait pschhhiittt dans l'affaire TAPIE-Crédit Lyonnais !? Attendons de lire le mémorandum du député de COURSON.
Il y a dans toute la presse un article d'agence (je crois qu'on dit comme cela, bref c'est le même dans tous les journaux) qui relate les quelques auditions de la Commission hier mercredi 3 septembre. Ce texte n'apporte aucune information nouvelle. Il répercute dans l'espace médiatique quelques paroles, plutôt négatives, sur l'arbitrage et surtout totalement politiques.
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Jeudi 4 Septembre 2008 à 11:15
Je reprends en douceur ce blog difficile à tenir vu la technicité des questions.

Je n'oublie pas devoir faire un double point d'ordre en commentant l'arrêt de cassation (car tout part de là) et la sentence arbitrale (car tout finit là). Je me dois tout de suite de signaler une information, elle aussi à reprendre si besoin est dans une Analyse à venir, du moins si les faits évoqués sont réels et précisés.

Rue89 signale que dans cet arbitrage, les associés minoritaires de BTF (voyez mon Lexique), qui detenait les actions Adidas, qualifiés de "cocus", se rebiffent. Certains ont déjà transigé (transaction). D'autres résistent encore et alors même que cette société est liquidée... Chaque actionnaire a le droit de défendre ses droits. Les liquidateurs de B. TAPIE l'ont fait pour lui. Les autres ont-ils encore des actions en justice à exercer ? Cela dépend de ce qu'ils ont fait comme démarche judiciaire : les liquidateurs de B. TAPIE n'avaient pas quant à eux en charge les affaires de ces actionnaires (qui n'étaient du reste pas en "faillite"). Divers obstacles me paraissent exister à leur démarche, sauf s'ils ont été très vigilants depuis 15 ans... Leur objectif est d'obtenir une indemnisation pour les titres BTF dont ils étaient titulaires et qu'ils n'ont pas pu revendre (euphémisme : qu'ils ont perdu). Ceux qui ont transigé aurait obtenu un prix du double de celui payé par le Crédit Lyonnais.

En tout cas, je vois mal comment cette demande pourrait remettre en cause les décisions prises dans le litige opposant, à strictement parler, B. TAPIE au CL et à la SDBO.

http://rue89.com/2008/08/20/arbitrage-adidas-tapie-les-cocus-se-rebiffent
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 29 Août 2008 à 14:02
Le Point sort des plats réchauffés, l'histoire de TAPIE dans toutes ses largeurs. L'entretien de BAYROU n'a plus en outre d'intérêt puisqu'il a été déjà été publié, comme du reste une réaction plus approfondie dans le journal Le Monde (quoique fort inexacte sur divers points : voyez ci-dessous).

http://www.lepoint.fr/
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Samedi 2 Août 2008 à 11:15
Le débat juridique est étouffé parce qu'une partie de la presse s'est mis en tête de relier SARKOZY à TAPIE. On ne dira rien de cet éventuel lien, la presse générale parle assez de ce point. Dans cet objectif, la presse tente également de relier SARKOZY à TAPIE par le PRG. Selon certains, les députés et sénateurs PRG auraient voté la dernière réforme constitutionnelle pour aider (on ne sait comment) à la solution de l'affaire B. TAPIE et en sa faveur. Bref, en plus des arbitres, fonctionnaires, avocats... seraient également vendus" et "acheté" une quinzaine de parlementaires.

Ce qui est curieux, c'est qu'ils seraient achetés (et vendus) mais que c'est TAPIE qui aurait encaissé ?!

C'est bien compliquer les choses : toute la presse l'a dit, l'Elysée a directement fait des pieds et des mains pour convaincre chaque parlementaire du bien-fondé de la dernière réforme constitutionnelle. Il est sûr que ceux qui étaient déjà convaincu de la nécessité de la réforme (dont les élus du PRG) pouvaient (s'ils le voulaient) conforter leur vote en demandant quelques services au Gouvernement, mais pour leur circonscription et non pour TAPIE ! Cela s'appelle la politique.

Sur la manoeuvre politique qui est prêtée à B. TAPIE et (ou ?) à SARKOZY. voyez les explications de Valeurs actuelles :

http://www.valeursactuelles.com/
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Samedi 2 Août 2008 à 10:26
.
Voilà l'info presque brute :
http://afp.google.com/article/

Le même jour, un spécialiste de l'affaire, le député Ch. de COURSON, utilisait une phrase purement et simplement inventée, imputée à la Cour de cassation, pour pester contre la sentence arbitrale (en général, les imputation inexactes tiennent à ce que les lecteurs confondent les moyens écrits par l'avocat et l'attendu écrit par la Cou...). L'extrait de presse est lui très clair.

"L'élu considère que ce n'est pas le cas et rappelle que dans sa décision de 2006, la Cour de cassation indique : « qu'aucune faute n'était en l'état caractérisée à l'encontre du Crédit Lyonnais et de sa filiale la SDBO (banque de Bernard Tapie) ». ", il est aisé de voir que la phrase n'est pas dans l'arrêt puisque en allant à notre Rubrique Doc Officielle, et de là au site de la Cour de cassation, on cherche en vain avec la barre "Rechercher dans la page" la phrase entre guillements publiée par le journal l'union, voyez la source de la déclaration du député :
http://www.lunion.presse.fr/

Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Mardi 29 Juillet 2008 à 12:05
http://www.leparisien.fr/

Bernard TAPIE sait "jouer aux médias". Il n'hésite donc pas à parler. Il pronostique, comme je l'ai fait dès le début du blog, une validation de la sentence arbitrale. Il est donc très optimiste sur la solidité de la sentence. Le Parisien dit encore à tort qu'il s'agit d'un recours en cassation, on a dit juste plus bas que c'est faux... c'est un recours nullité devant la cour d'appel dont il s'agit.

L'ancien président du CDR soutient lui que la décision du recours à l'arbitrage est inexplicable ; le CDR s'est opposé à tout règlement du litige pendant 12 ans, soutenant que TAPIE était irrecevable. Cour d'appel et de cassation ont donné tort à ceux qui avaient adopté cette stratégie. Cette stratégie a retardé l'issue du litige et a donné toute justification à Bercy pour, en 2007, vouloir en finir vite...

http://www.leparisien.fr/
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Samedi 26 Juillet 2008 à 17:23
France 3 et Les Echos annoncent un recours en annulation contre la sentence arbitrale.
Les médias annoncent que le CDR et l'EPFR décideraient de faire un recours en annulation (recours-nullité) contre la sentence arbirale. Comme l'a exactement dit l'avocat de B. TAPIE dans "C Dans l'air", ce n'est pas une voie de réformation (on rejuge). C'est un recours extraordinaire visant à dire que l'arbitrage est nul, qu'on est en présence d'une acte juridique (ici une décision pour autrui qui équivaut à un acte juricitionnel) entaché d'une cause de nullité. Voyez plus bas mon analyse générale (et grand public) de l'arbitrage. La décision serait lundi, ce qui nous amènerait à en rediscuter. Un recours sans argument ne sert à rien. Seuls ceux qui ont le dossier en mains peuvent dire s'il y a quelque argument à faire valoir en faveur de la nullité. En pratique les causes de nullités sont rares : les arbitres font bien leur travail.

http://www.lesechos.fr/info/france/

http://info.france3.fr/economie/
Hervé Causse
Rédigé par Hervé Causse le Vendredi 25 Juillet 2008 à 14:02